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DEMOGRAPHIE 2010

 Documents: Alexandre LATSA

1 / Démographie 2010

2 /  Cartes

3 / Immigration Russie 1990 à 2030
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1/ Démographie 2010

En octobre 2010, un grand quotidien français, réputé pour le sérieux de ses analyses internationales consacrait 6 pages à un dossier sur la démographie Russe. Le titre: « Quand la Russie disparaitra: enquête sur un désastre démographique » était posé en grosses lettres sur la photo d’un enfant à l’air hagard et aux mains sales, dont on ne sait trop s’il était en haillons ou pas. Un correspondant ayant vu la photo m’a demandé si c’était une photo colorisée datant du siège de Stalingrad.

Le dossier analysait la période de déclin démographique que la Russie a connu après l’effondrement de l’Union soviétique et concluait que la population Russe devrait chuter à 80 millions d’habitants en 2050, le peuple Russe ayant plausiblement disparu en 2150. Certes, l’effondrement politique, économique et institutionnel qui a suivi la disparition de l’URSS a contribué au déclenchement d’un désastre sanitaire et démographique sans précédent.

En quelques années, l’espérance de vie s’est écroulée, et l’état sanitaire moyen s’est considérablement détérioré. La surconsommation d’alcool souvent frelaté, les empoisonnements liés et les suicides ont provoqué une explosion du taux de mortalité. Les maladies sexuellement transmissibles dont le sida, se sont développées, parallèlement à l’augmentation de la consommation de drogue.

Mais surtout, alors que de plus en plus de Russes mourraient, de moins en moins naissaient. L’augmentation de la mortalité s’est accompagnée d’une baisse de la natalité. Face à la crise économique, l’avortement était souvent la seule solution pour beaucoup de femmes.

Par ailleurs pour 1993 on a estimé que sur 1,6 millions de naissances, il y a eu près de 5% d’abandons d’enfants. La démographie russe est un sujet complexe, certes alarmant, mais qui bien souvent est traité de façon excessivement pessimiste dans la presse étrangère. Par exemple il nous est annoncé dans cet article que la Russie perdrait 900.000 habitants chaque année, puis une carte du taux d’accroissement naturel des régions Russes datant de 2009 était agrémentée d’un commentaire expliquant qu’en 2007, le solde migratoire positif de la population russe ne compense pas l’accroissement naturel négatif.

Tous ces chiffres mélangés semblent extrêmement inquiétants, mais la disparition annoncée de la population de la Russie ne tient pas compte de tous les paramètres de la situation. Reprenons: la population Russe est passée de 147,7 millions en 1990 à 141,9 millions en 2009, une diminution de 5,8 millions d’habitants en 19 ans, soit une baisse annuelle moyenne de 305.000 personnes.

La population a donc diminué de 5,8 millions d’habitants malgré plus de 6 millions de naturalisations réalisées en 17 ans, de 1992 à 2009, soit une moyenne annuelle de 350.000. Les personnes naturalisées étaient principalement des Russes des ex-républiques de l’Union Soviétique, dont plus de 30 millions se sont retrouvés en 1991 hors des frontières de la Russie.

Ainsi si l’on devait établir une moyenne de la diminution de la population Russe, elle s’établirait pour la période de 1990 à 2009 à environ 650.000 personnes chaque année. La situation s’est considérablement aggravée après 2000. De 2001 à 2006, la population chute de 146,3 à 142,8 millions d’habitants, soit une perte de 3,5 millions d’habitants en 5 ans. Pour la seule année de 2005, la population a diminué de 780.000 habitants. Cette année catastrophique est également l’année ou l’Etat a lancé un programme national « santé » confié à Dimitri Medvedev, alors vice-Premier ministre en charge des projets nationaux et prioritaires. Destiné à relancer la natalité et faire baisser la mortalité, ce new-deal démographique a déjà eu des résultats assez consistants.

Les chiffres sont parlants. En 1990, il y eut 2 millions de naissances et 1,7 millions de décès contre 1,2 millions de naissances et 2,1 millions de décès en 1999. Mais dès 2005, un mouvement de hausse de la natalité et de baisse de la mortalité s’est amorcé, mouvement qui se confirme aujourd’hui. En 2009, avec 1,76 millions naissances, 1,95 millions de décès, 100.000 émigrants et 330.000 naturalisations, la population russe a augmenté pour la première fois depuis 15 ans, de quelques 50.000 habitants. Le taux de fécondité de 1,9 enfant/femme en 1990, tombé à 1,1 enfant/femme en 2000 est remonté à 1,56 enfants/femme en 2009, soit un taux similaire à celui de l’Union européenne qui était de 1,57 enfants/femme en 2008. Un autre volet du plan démographique a notamment pour objectif la diminution du nombre d’avortements. Bien que le nombre d’avortements ait diminué de 25 % entre 2003 et 2008, on en a tout de même recensé en 2008 1,234 million, pour 1,714 million de naissances la même année. La seconde partie du plan vise aussi la diminution du taux de mortalité. Il est axé sur le développement des hôpitaux et de l’accès aux soins, tout particulièrement dans le domaine des maladies cardio-vasculaires qui ont été la cause de plus de la moitié des décès en 2008.

Désormais, il est prévu que la natalité dépasse la mortalité dès 2012 et qu’ainsi la population recommence à augmenter naturellement, sans besoin d’apport extérieur. L’espérance de vie est également encore trop basse, 66 ans contre 78 ans dans l’Union européenne, même si depuis 2005 elle a augmenté de 4 ans. Bien sûr, tout n’est pas réglé, loin de là. Egalement, la natalité actuelle est le fait des enfants qui sont nés dans les années 80, soit avant le déclin démographique. Lorsque la génération du déclin, moins nombreuse, sera en elle âge de procréer, la population devrait baisser mais également vieillir. Quelle pourrait alors être la situation démographique Russe en 2030 ?

Des prévisions démographiques sans aucun doute plus sérieuses que celles de certains journalistes ont été faites par le principal centre russe de statistiques, elles envisagent une population comprise entre 128 et 144 millions d’habitants en 2030, selon le taux de fécondité et l’immigration que connaitra le pays.

La démographie est une science incertaine, et l’étude de la démographie russe d’après-guerre nous montre que la hausse du niveau de vie et la confiance dans l’avenir sont des facteurs essentiels dans ce domaine. La croissance économique actuelle de la Russie est donc certainement un point très positif, pour le « new deal démographique » en cours. En tout état de cause, nous sommes très loin de certaines prévisions catastrophiiques et en 2010, la Russie n’est pas dans une situation démographique pire que certains pays Européens.

Une chose est sûre: contrairement à ce que pensent certains, non, la Russie ne disparaitra pas!

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2009 CHAUPRADE

Image de prévisualisation YouTube

2010 / Jean-Pierre Arrignon, historien, spécialiste de la Russie contemporaine

http://www.dailymotion.com/video/xg7qks

http://www.dailymotion.com/video/xg84zl

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  2 /  Cartes

La Russie  comptait 142 millions d’habitants en 2007 /  Service statistique de l’État fédéral russe.

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3/ Immigration Russie 1990 à 2030

La Russie a souvent une image de pays fermé, et dont la population serait hostile aux étrangers. Pourtant, la Russie est l’un des pays au monde qui acceuille le plus d’étrangers sur la planète. Cette tradition d’accueuil de la Russie est, contrairement aux préjugés, très ancienne et notamment sous l’URSS, avec les échanges de population des républiques de l’Union. Beaucoup de fantasmes circulent sur la Russie et l’immigration en Russie, les quelques éléments factuels ci-dessous ont pour but de permettre d’y voir un peu plus clair sur ce sujet si complexe.

 Flux migratoires à l’éffondrement de l’URSS

Depuis la chute de l’URSS et “l’ouverture” des frontières, la “Russie” a tout d’abord été victime d’une grosse émigration, concentrée vers quelques pays : Allemagne, Israël, États unis .. On estime qu’entre 1990 et 2003, près de 5 millions de personnes ont quitté la Russie. En parrallèle et de façon continue, la Russie a connue une assez grosse immigration, composée essentiellement de Russes de l’espace post-soviétique, (l’immigration dite des pieds rouges) mais aussi et d’Ukrainiens, d’Arméniens et de Tatars.

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Les pieds rouges, soit les Russes de l’ex-URSS (hors Russie) étaient estimés à 25 millions à la fin des années 80 (voir cette carte de 1994). Ces derniers ne sont cependant pas tous rentrés en Russie, on estime qu’il reste aujourd’hui près de 17 millions de Russe dans les états de l’ex-URSS, principalement en Ukraine (8 millions), au Kazakhstan (4,5 millions), en BiéloRussie (1,2 million), dans les pays Baltes (1 million), en Ouzbékistan (800.000), au Kirgystan (500.000) et au Tadjikistan (400.000).

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Immigration dans la Russie les années 2000

Dans les années 2000, l’accélération de l‘effondrement démographique s’est couplé à une forte croissance économique qui a créé un appel d’air migratoire sans précédent, de Russes de l’éxtérieurs, de Russophones de la CEI mais aussi une immigration internationale, d’Europe, d’Asie, d’Amérique, mais également du proche orient et d’Afrique. L’étude de ces flux migratoires permet d’imaginer des scénarios migratoires pour la Russie de 2010 à 2030. Dès 1995 et jusqu’à 2005, l’émigration a baissée et l’immigration légale également. Dès 2005, alors que l’émigration à continué à baisser, l’immigration (légale) elle a recommencer à augmenter.

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De 1990 à 2008, l’immigration en Russie de ressortissants de pays étrangers s’est monté à 5.347.027 personnes. Tous ne sont pas restés, 4.168.980 seraient restés en Russie, soit 75%. Cela correspond à un apport net moyen de 231.610 personnes / an. Je rappelle que la population de la Russie étant de 142 millions d’habitants, cela fait annuellement moins de 0,2% de la population du pays. Bien sur il s’agit de l’immigration officielle, contrôlée et « publique » et d’informations basées sur un recensement fédéral qui date de 2002, le prochain étant en préparation et devrait avoir lieu à l’automne 2010.

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Il est intéressant de comparer l’évolution naturelle de la population (en vert) et le solde migratoire. En 1992, la population a commencé à baisser naturellement, et le solde migratoire à augmenté fortement. Si depuis 2006, la hausse de l’immigration est considérablement ralentie (officiellmeent), on peut se féliciter du ralentissement de l’effondrement naturel de la population, les mesures natalistes du gouvernement fédéral, lancées en 2005 commencant à faire effet. Je rappelle à mes lecteurs que d’une perte nette de 400 à 500.000 personnes / an, le gouvernement Russe a redressé la barre et que en 2009 la population Russe a augmenté de 30.000 personnes. 2010 sembleconfirmer la tendance à la hausse.

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D’où vient cette immigration ?

A 90% des pays de la CEI comme on peut le voir sous le graphique ci-dessous. L’apport net pour cette année 2009 est donc répartie de la façon suivante : 241.200 ressortissant supplémentaires de la CEI et 6.300 du reste du monde. On peut donc bien constater que si 90% des ressortissants de la CEI « restent » (au moins un an) en Russie, ce taux n’est que de 30% pour les migrants du reste du monde.

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Le gros de l’immigration est donc une population Russophone, issue de l’ex espace Soviétique. Le graphique ci-dessous donne une estimation de l’évolution des migrants sur 15 ans, répartis en 5 catégories de l’ex espace Soviétique : le Kazakstan, l’Asie centrale, les pays Baltes, la Transcaucasie et la zone Européenne de cet espace (Ukraine,Biélorussie, Moldavie).

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En rentrant plus en détails, on peut voir que de 1992 à 1998 le « gros » de cet apport migratoire vient donc du Kazakstan et d‘Ukraine, et dans une moindre mesure de l’Ouzbékistan et de la Kirghizie. Soit d’Ukraine et d’Asie centrale. Depuis 2006 c’est d’Ukraine qui devenu est le principal pays « fournisseur d’immigrés », devant le Kazakhstan et l’Arménie.

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 De 1992 à 2007, le gros de l’immigration vers la Russie est composé de Russes ethniques (pieds rouges) à 65%, et de citoyens des minorités de Russie, qui rentrent « au pays (11%).

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Cette structure de l’immigration évolue néanmoins, comme le graphique ci-dessous nous le montre , en 2003, la part de Russes ethniques était de 65%, et de Slaves (incluant l’Ukraine et la Biélorussie) de 72%. En 2007, la part de Slaves est tombée à 50%, la part de ressortissants du Caucase a augmenté de 9 à 21%, et d’Asie centrale de 4 à 14%.

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Un autre détail de cette immigration ci-dessous : l’analyse des migrants, de 2002 à 2007, puis sur cette période, selon leur(s) nationalité(s). On voit que plus de 65% ont la nationalité Russe, près de 15% ont la nationalité Russe « et » une seconde nationalité (du pays de résidence ?), enfin près de 20% ont une nationalité de la CEI.

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Le centre de sondages GKS nous donne un détail de la répartition de cette immigration via les entrées sur les années 2003 à 2008. Idem, les sorties du territoire de la fédération :

 L’immigration clandestine, estimations :
«Le nombre de migrants illégaux en Russie pourrait atteindre le chiffre de 15 millions. C’est plus qu’en Amérique et en Europe prises ensemble … D’après les évaluations actuelles, on compte 500.000 personnes enregistrées sur les 10 millions d’étrangers travaillant dans notre pays. Pourtant, a-t-il dit, 10 millions ce n’est pas un chiffre définitif car ‘personne ne sait au juste combien ils sont à travailler chez nous’, ils peuvent très bien être 15 millions». Vladimir Poutine – Agence de presse «Novosti», décembre 2006.

En 2008, selon les chiffres du service fédéral de l’immigration (FMS), il y aurait 9,2 millions de citoyens étrangers en Russie, dont 80% viendraient d’un pays de la CEI. De ces 9 millions , les 2/3 travailleraient illégalement.

Quelques chiffres avant de poursuivre :

- 1,74 million : le nombre de citoyens étrangers officiellement enregistrés à Moscou en 2006.

- Entre 70.000 et 2.000.000 : le nombre d’immigrés illégaux dans la capitale, Moscou en 2008.

- 1,3 million de permis de travail vont être attribué à des étrangers en 2010 en Russie. La prévision était de 3,9 million pour 2009 mais la crise a fait baisser le nombre d’attributions.

A Moscou, les autorités souhaiteraient enrayer totalement l’immigration en ne proposant « que » 100.000 permis de travail pour étrangers, bien que les quotas ont été fixés à 200.000 pour cette année. Le maire de la capitale souhaite inciter des Russes de province, de petites villes, voir de l’étranger à occuper les postes « vacants ». Pour ce faire, la mairie de Moscou devrait investir 1,2 milliards de roubles (un peu moins de 35 millions d’euros).

La Russie semble aussi se diriger vers une immigration « choisie » et de « qualité » en cherchant à faciliter les conditions d’immigrations des étrangers qualifiés.

Ces 15 millions de clandestins représenteraient 28% de tous les travailleurs de Russie, surtout concentrés pour les postes de moyenne et basse qualification.

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De 2000 à 2007, le ratio entre travailleurs immigrés Réguliers et clandestins tend à s’améliorer :

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car le nombre de travailleurs étrangers réguliers en Russie augmente considérablement :

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Sur une estimation de 2006 de 7 millions d’étrangers :1/3 sont en règle, 50% ont le droit de séjour mais travaillent sans authorisations et 20% sont en totale irrégularité. Sur une estimation de 2006 de 7 millions d’étrangers :1/3 sont en règle, 50% ont le droit de séjour maistravaillent sans authorisations et 20% sont en totale irrégularité.

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La projection de ratio de salaires ci-dessous illustre bien l’aspect économique de l’immigration, pour le même travail, un travailleur Ukrainien coute 1/3 de moins qu’un Russe, un Moldave 2 fois moins, et un travailleur d’Asie centrale 3 fois moins.

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Conclusion

La Russie comporte 142 millions d’habitants. Le gros de l’immigration de 1989 à 2005 a été composée de la population Russe ethnique de l’étranger, et de citoyens des minorités Russes. Depuis 2005, ces flots de Russes de l’étrangers se sont « taris » pour diverses raisons, et bien que ce rservoir de migrants potentiels avoisine les 12 ou 15 millions. On peut citer : une stabilisation des statuts de ces ressortissants dans leurs pays de résidence ou sans doute une amélioration économique de la situation de ces pays, et de leurs relations avec la Russie.

Depuis 2005, 2006, le gros de l’immigration est plutôt une immigration composée d’Ukrainiens, de ressortissants du Caucase mais également d’Asie centrale. Les deux dernieres catégories étant probablement les zones qui fournissent le « gros » de la main d’œuvre clandestine, surtout l’asie centrale, avec les Gaustarbeiters Tadjiks, Ouzbeks, Kirgizes …

Aujourd’hui, la Russie a une population officielle de 142 millions mais qui pourrait être en réalité plus proche de 150 millions, avec l’immigration clandestine.

 Références: Alexandre LASTA.
Sources :

gks

ceri-sciences po

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